
Premier
politique à battre campagne
sous la bannière écologiste, Ram
Ouédraogo est considéré par certains
comme le père des Verts du Burkina. Il a
créé en effet en 1991, l’Union des
Verts pour le développement du Burkina (UVDB),
qu’il abandonnera à cause "des compromissions de
certains responsables du parti" pour fonder le Rassemblement des
écologistes du Burkina (RDEB), qui l’a investi
pour la présidentielle du 13 novembre 2005.
A comme Arbollé : 80 km séparent cette
localité située sur la route de Ouahigouya
à Ouagadougou. C’est la terre des
"ancêtres" de Ram. L’homme y a
érigé un pied-à-terre qui lui sert
souvent de refuge pour se reposer.
B Comme bureau de vote : Ram tient à la transparence lors du
scrutin du 13 novembre 2005 et aux municipales du 12 février
2006. Il met en garde contre la transformation de certains domiciles
privés en bureaux de vote. Il assure que la Coordination
pour la transparence électorale (COTE), dont il est
l’un des fondateurs, va veiller au grain.
C Comme crise (née du drame de Sapouy) :
En
1999, Ram a été nommé ministre
d’Etat dans le gouvernement d’ouverture
proposé par le Collège de sages. Il a
déclaré à
l’époque que "la crise née du drame de
Sapouy était derrière nous". Beaucoup jugeront
cette déclaration péremptoire et sans fondement.
Mais l’homme maintint mordicus qu’il avait raison
car la crise consécutive à la mort du journaliste
Norbert Zongo, avec ses casses et ses marches
s’étaient estompée, grâce
à l’action des sages et de la
société civile. Mais les autres crises, celles
liées au logement, à l’emploi,
à l’insécurité, elles,
demeuraient.
E Comme écologie : Il est heureux
qu’après la création des Verts du
Burkina, d’autres formations politiques aient vu le jour.
F Comme financement occulte : A en croire le patron du RDEB, il ne se
sent pas concerné par les deals politico-financiers. Le RDEB
est jeune, et n’est entaché d’aucune
souillure. Du reste, Blaise et ses partisans n’osent pas
essayer d’acheter son parti. Il affirme même
qu’il a payé cher son refus d’entrer au
gouvernement de 2002.
I Comme idéal : C’est le patriotisme.
S’il a abandonné le show- biz, le management, la
belle vie pour rentrer au pays, c’est par amour de la patrie.
M Comme militants : le président du RDEB distingue 3 sortes
de militants au Burkina : les déterminés en sont
les premiers, les seconds sont les opportunistes, les calculateurs, et
enfin la troisième catégorie, ce sont les
dilettants qui ont un pied dedans un pied dehors.
R Comme RDEB : Philosophie, paix, unité, non-violence et
solidarité sont les valeurs cardinales du parti.
C’est avec ces valeurs qu’il battra campagne dans
les 45 provinces du Burkina.
S Comme scission :
En décembre
2002, Ram Ouédraogo abandonne et la présidence de
l’UVDB et le parti en tant que simple militant. Du jamais vu.
Qu’il quitte la présidence du parti, passe encore,
mais qu’il abandonne le parti qu’il a
lui-même créé... Pour Ram son acte
s’explique par le refus de la compromission car certains
responsables avaient cédé aux chants des
sirènes et voulaient rejoindre la mouvance
présidentielle. Or, pour lui il n’en
était pas question. Lui qui a été
ministre, président du comité de mise en
œuvre des recommandations de la commission pour la
réconciliation nationale ne voulait pas d’une
guerre fratricide au sein du parti, et a
préféré s’en aller.
Ou Comme Sapouy : Pour lui, le nom de cette localité restera
à jamais lié au drame du 13 décembre
1998.
Ou encore - Comme situationniste : Une étiquette colle
souvent à la peau de Ram, celle de candidat accompagnateur
lors de la présidentielle de 1998, et partant, celle de
situationniste. L’homme voit les choses
différemment et considère qu’il a
toujours été un opposant, un vrai et
qu’en novembre 2005, les citoyens se rendront encore compte
de cela.
V Comme végétarien :
Ram
Ouédraogo est végétarien depuis 25
ans. Il ne mange pas de viande, et ne prenant pas d’alcool ni
de sucrerie, il ne boit que l’eau.
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana
Observateur
Paalga