Le
11ème Conseil du Parti Vert
Européen s'est réuni à
l'université de Malmö (Suède)
du vendredi 16 au dimanche 18 octobre 2009. Ce Conseil était
important à double titre :
C'était le premier
après les élections européennes du
début juin, qui ont vu une hausse des résultats
globaux des Verts
européens, dont le groupe des élus au Parlement
européen est
passé de 42 à 55 membres, et qui a
préservé sa position
de 4ème groupe politique de cette institution. Pour autant,
ce
succès, avec des pics dans certains pays (Luxembourg
Belgique, France,
Suède, AllemagneŠ), s'est accompagné
d'une faiblesse
lancinante, à savoir l'absence d'élus dans 15 des
27 pays
membres, essentiellement ceux de l'ancien bloc soviétique
ainsi
que ceux du Sud de l'Europe (à l'exception des Verts grecs
qui
ont obtenu pour la première fois un élu). Ce
succès teinté
d'ombre a ainsi été au c¦ur de tous
les débats : comment faire
pour non seulement améliorer ce résultat mais
aussi l'étendre
à l'ensemble de l'UE et de l'Europe en 2014 ? Quel peut
être
le rôle du PVE et de ses partis membres dans cette
perspective ?
Ce Conseil était aussi
important car il voyait le renouvellement
(qui intervient tous les trois ans) du Comité
exécutif du PVE,
composé de 9 membres auxquels s'ajoutent deux
représentants de la
FYEG (Fédération des jeunes Verts
européens). C'est une
instance décisive qui a vocation à mettre en
¦uvre au quotidien
les orientations définies par le Conseil (qui se
réunit deux fois
l'an, au printemps et à l'automne) et le Congrès
(qui se
réunit tous les deux ans et demi, avant les
élections européennes
et à mi-mandat, le dernier ayant eu lieu à
Bruxelles en mars
2009). L'enjeu était important, particulièrement
pour les Verts
français qui n'étaient plus
représentés au Comité depuis
trois ans, et qui présentaient un candidat,
Stéphane Sitbon-Gomez,
lequel a été élu.
Enfin ce Conseil a
effectué son travail politique ordinaire :
réunions des groupes de travail thématiques, vote
des résolutions,
du rapport financier, du plan d'action pour 2010, admission de
nouveaux partis observateurs et vote de résolutions, dont
une très
importante sur la constitution d'un groupe de travail sur le futur
de l'Europe, composé de
délégués des différents
partis
membres, qui aura la charge d'épauler le nouveau
Comité pour
délivrer au plus tard fin 2010 des propositions sur le
rôle futur du
PVE. Le Conseil de Malmö ouvrait ainsi un nouveau cycle afin
de
renforcer d'ici 2014 le poids politique des Verts en Europe.
LA
DÉLÉGATION FRANÇAISE :
La
délégation française au Conseil du PVE
avait vu son poids
politique renforcé suite à l'excellent
résultat
d'Europe-Ecologie aux élections européennes de
juin.
L'allocation des droits de vote au PVE est en effet fonction d'une
série de critères, dont les résultats
aux différentes
élections. La délégation
française était ainsi passée de 6
droits de vote répartis sur 4
délégués à 8 droits de vote
répartis sur 6 délégués,
auxquels venait s'ajouter le droit de
vote de Catherine Grèze, choisie par le groupe des Verts-ALE
comme
l'une de ses quatre représentantes au sein du PVE (sur un
total de
109 droits de vote répartis sur 80
délégués). Suite à
l'élection de Stéphane Sitbon au
comité exécutif alors qu'il
était délégué
suppléant, et au passage de 6 à 8
délégués, il conviendra au prochain
CNIR de remanier notre
délégation. La délégation
française était ainsi composée de
: Cécile Duflot, secrétaire
nationale ; Alexis
Braud, délégué à
l'international à l'Outre-mer et à
l'Europe ; Danielle Auroi, Brigitte Brozio, Didier-Claude Rod,
Pierre Serne, tous quatre
délégués titulaires au PVE ;
Stéphane Sitbon-Gomez, l'un de nos 4
délégués
suppléants au PVE ; Pierre Minnaert,
animateur de la Commission
Europe ; Jocelyne le Boulicault, membre de la
commission Europe
et participante active au groupe de travail sur les genres ;
Constantin Fedorovsky, assistant aux relations
internationales
; Catherine Grèze,
représentante du groupe des Verts-ALE au
sein du PVE (et seule député-e d'Europe-Ecologie
présente)
; Marie Toussaint, collaboratrice de Catherine
Grèze.
(Mickaël Marie, trésorier
national, avait dû annuler son
déplacement au dernier moment).
La
délégation française était
l'une des plus importantes,
dans le droit fil d'un investissement accru au sein du PVE
où elle
intervient activement depuis quelques années, ce qui lui
vaut une
meilleure reconnaissance politique et des réseaux personnels
significatifs. Elle s'est réunie tous les jours pour se
coordonner, définir sa position sur l'élection du
nouveau
Comité, sur les différentes
résolutions et sur les amendements
proposés, et, bien sûr pour promouvoir la
candidature et faciliter
l'élection de Stéphane Sitbon-Gomez, par des
négociations avec
les délégations des autres partis. Ce travail
effectué en toute
convivialité, de surcroît
couronné de succès,
laissera le souvenir d'une belle réussite collective.
ÉTAT DES LIEUX
APRES LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES :
Ulrike Lunacek
(Die Grünen, Autriche) et Philippe Lamberts
(Ecolo, Belgique), les 2 porte-parole sortants, ont dressé
le
constat essentiel suivant : une belle campagne commune (la seconde
après celle de 2004), axée autour du concept de
Green New Deal, a
conduit à des succès importants,
tempérés par la quasi absence
d'élus dans les pays de l'Est et du Sud. A noter que cette
campagne commune n'a que très peu été
utilisée en France
compte tenu du caractère particulier de l'organisation de sa
campagne.
Pour mémoire, 7
résultats au dessus de 10 % (Luxembourg 16,82 %),
France, 16,2 %, Danemark 15,9 %, Belgique 13,56 % (moyenne nationale
répartie entre Ecolo 8,65 % (mais 18,54 % dans la
partie
francophone !) et Groen ! 4,91 % (mais 7,90 % dans la partie
néerlandophone), Finlande 12,4 %, Allemagne 12,1 %,
Suède 11,02 %) ;
3 très bons scores, non loin des 10 % (Autriche 9,7 %,
Pays-Bas 9,06
% (répartis entre Groen Links 8,87 % et Groenen 0,19 %),
Angleterre
et Pays de Galles 8,6 %). Un succès important en
Grèce (3,49 %),
avec pour la première fois l'élection d'un
euro-député
Vert, le seuil d'éligibilité étant de
3 %), un faible
résultat en Espagne (3,88 % répartis entre
Iniciativa per
Catalunya-Els Verds (alliés au parti communiste Izquierda
Unida)
3,73 % et 1 élu et Los Verdes 0,15 %. Mais de faibles
résultats et
pas d'élus dans les autres pays du Sud (Chypre 1,5
%, Italie
3,12 %, Malte 2,34 %, sans parler du Portugal où comme
d'habitude
les Verts se présentaient en alliance avec le parti
communiste, sans
score quantifiable et sans élu). Et encore de faibles
résultats et
aucun élu dans les ex-pays de l'Est (Bulgarie 0,72 %,
République
Tchèque 2,06 %, Estonie 2,73 %, Hongrie 2,6 %, Pologne 2,43
%,
Slovaquie 2,11 %, Slovénie 1,9 %.)
POINTS DE VUE SUR LES
ELECTIONS EUROPÉENNES ET DÉBAT SUR LES
ALLIANCES ET SUR LA CROISSANCE :
En ouverture du
Conseil le vendredi soir, Maria Wettestrand,
porte-parole des Verts suédois, a exposé le grand
succès des
Verts suédois qui est intervenu après un
référendum interne
risqué par lequel ils ont décidé de
militer dorénavant pour le
maintien de la Suède dans l'Union européenne (le
travail de
leurs euro-députés, dont le très
populaire Karl Schlyter les a
convaincus de la possibilité d'améliorer les
législations et
les politiques de l'UE). Rébecca Harms,
co-présidente allemande
(avec Dany Cohn-Bendit) du groupe des Verts-ALE, s'est
félicitée
des bons résultats dus à une attitude
pro-européenne et à une
campagne autour du Green New Deal préparée depuis
deux ans, et a
fait part de sa joie de faire partie d'un groupe Verts-ALE avec un
bon panachage entre nouveaux et anciens, entre Verts et des
personnalités comme José Bové ou Eva
Joly. Pierre Jonckheer
(Ecolo, Belgique) a tempéré en rappelant que les
Verts
n'étaient passé que de 5 % à 7,5 % des
sièges du Parlement
européen.
Puis un premier plateau a
réuni Cécile Duflot et Rébecca Harms
autour d'un journaliste suédois (Per Ohlsson) en Monsieur
Loyal. Il
a donné lieu à des exposés et
à des débats très
intéressants : Cécile Duflot a
remporté un grand succès en
exposant d'une façon à la fois
légère dans le ton et
argumentée sur le fond, les conditions du succès
d'Europe-Ecologie Cette approche d'ouverture aux associations et aux
acteurs sociaux est une source d'intérêt
et d'envie chez
nos partenaires. Elle a formulé le souhait que les Verts
soient au
c¦ur de la rénovation de la gauche. Rebecca Harms
a exposé que
les succès des Verts allemands sont plus constants et plus
mesurés
qu'en France car l'histoire et l'environnement sont
différents
: Angela Merkel est plus crédible que Sarkozy en
matière
d'environnement, les Verts allemands sont installés depuis
les
années 80, et surtout les électeurs ne veulent
pas « perdre »
leur voix, ils demandent aux Verts d'être clairs sur leur
programme et la manière dont ils entendent le mettre en
oeuvre.
DÉBAT SUR LES ALLIANCES ET SUR LA CROISSANCE :
Rebecca
Harms a exposé comment ce pragmatisme vient de conduire
les Verts de Sarre à privilégier une alliance
régionale avec les
conservateurs de la CDU et les Libéraux
plutôt qu'avec le
SPD, comme les Verts de Hambourg l'ont déjà fait,
car, selon
elle, il est parfois plus facile d'obtenir des avancées avec
les
conservateurs qu'avec les sociaux-démocrates. Quant au
journaliste
suédois, il s'est déclaré de
façon volontairement
provocatrice écologiste mais non-Vert et en faveur d'une
croissance soutenable. Mandatée par la
délégation française,
Catherine Grèze s'est inquiétée du
choix des Verts de Sarre et
de la tentation d'un « capitalisme vert » dont elle
a rappelé
que Ralph Fuchs, le président de la fondation Heinrich
Böll liée
aux Verts allemands, le défendait récemment.
Rébecca Harms
répondit que 66 % des Verts de Sarre avaient voté
pour des
négociations en premier lieu avec les conservateurs, que
l'expérience de Hambourg avait été
plutôt concluante en
matière de politiques environnementale et
éducative et que sans
être une fan des alliances avec les conservateurs elle
souhaitait
bonne chance aux Verts de Sarre. Sur la question de la «
croissance
soutenable » Pierre Jonckheer (Ecolo, Belgique) intervint
dans le
même sens que Catherine Grèze, rappelant que la
politique
économique ne saurait être dissociée de
la question de la
redistribution et des droits fondamentaux. Sur la question des
alliances, une Verte finlandaise rappela que les Verts finlandais
gouvernaient avec le centre-droit, qu 'elle « croyait
toujours à
cette coalition, et que les Verts finlandais sont
indépendants
politiquement pour atteindre leur buts Verts ».
EXPÉRIENCES
NATIONALES DE LA CAMPAGNE DES EUROPÉENNES :
Le samedi matin
une intéressante tribune a permis de partager
des expériences nationales de la campagne
européenne, de petits
partis (Hongrie, Grèce) comme de partis plus
installés (Belgique
(Ecolo), Suède, Danemark).
Timea Szabo,
représentante du nouveau petit parti écologiste
hongrois LMP a expliqué qu'il obtenu 2,6 % des voix
malgré son
impréparation et ses faibles moyens, ce qui est un
début
encourageant. La visite de Dany Cohn-Bendit les a aidés,
tout comme
leur volonté de présenter positivement l'Europe
dans un langage
simple, de peur d'être « trop intellectuels
».
Michalis Tremopoulos a
exposé l'émergence des Verts grecs, avec
son élection comme premier euro-député
Vert grec et le fait
d'avoir frôlé en août aux
élections législatives le seuil
d'éligibilité de 3 % dans un contexte bipolaire
où beaucoup
d'électeurs susceptibles de voter Vert ont
préféré voter pour
le PASOK social-démocrate pour mieux chasser le gouvernement
conservateur. Il a demandé une coordination constante avec
le
PVE.
Jean-Michel Javaux (Ecolo, Belgique
) a rappelé qu'après sa
défaite électorale de 2003 Ecolo s'est
reconstruit avec une
volonté de pragmatisme, avec une volonté positive
de s'adresser
et de dialoguer avec tous (syndicats, partis politiques de la gauche
à
la droite, public grâce à des Etats
généraux, des forums, du
porte-à-porte) et que cette stratégie
constructive leur a valu
un bon succès, dépassant même 20 %
à Bruxelles, en partenariat
avec le parti Vert néerlandophone Groen ! avec lequel Ecolo
siège
dans le même groupe parlementaire. Un sondage
récent indique que
50 % des électeurs sont prêts à voter
Vert un jour ou
l'autre.
Agneta Borgesson,
secrétaire générale des Verts
suédois a
rappelé le score national de 11,2 % (13,8 %
à Stockholm) et
le fait que les Verts ont atteint 22 % dans la tranche d'âge
des
22/30 ans. Le nouveau positionnement des Verts suédois pour
l'appartenance à l'UE a correspondu à
l'évolution du public.
Le concept du Green NewDeal a «été un
bon outil », avec «
une belle histoire à raconter ». La campagne a
été active avec
des événements dans les lieux publics,
une forte utilisation
d'Internet, et un dialogue fructueux avec des secteurs
traditionnellement hostiles aux Verts (travailleurs du
nucléaire,
pêcheursŠ) dont beaucoup se sont dit
« on peu voter pour eux
malgré notre point de désaccord ».
ACTION CLIMATE FLAG A
COPENHAGUE :
A l'heure du
déjeuner, le samedi, les Verts suédois et
danois ont affrété quatre bus pour un
aller-retour express de tous
les participants à Copenhague (une demi-heure par la route
au dessus
du détroit de l'Oresund), où ils ont
organisé une
spectaculaire manifestation en affublant la
célèbre statue de la
petite Sirène d'une bouée de sauvetage et du
maintenant fameux
Climate Flag (www.climateflag.com) afin de signifier l'importance de
la menace du réchauffement climatique et de la
montée du niveau
des mers dans la ville où aura lieu en décembre
le sommet mondial
sur le réchauffement climatique.
ÉLECTION DU
NOUVEAU COMITÉ :
Le temps fort du
Conseil a eu lieu le samedi après-midi avec
l'élection du nouveau Comité exécutif,
qui est ressorti
renouvelé féminisé et
rajeuni, ainsi probablement qu'un
peu plus proche des positions vertes françaises. Les
critères
essentiels étaient bien sûr la qualité
des candidats mais aussi
l'obligation de la parité (il fallait 5 femmes et 4 hommes
ou
vice-versa) et la représentativité
géographique du Comité.
Pour la première fois, le PVE aura pour
secrétaire générale
une femme, la néerlandaise Jacqueline Cremers
qui a été
élue assez largement face au finlandais Ari Heikkinen, le
troisième
candidat, Juan Behrend, secrétaire
général sortant, ayant
finalement retiré sa candidature. Philippe Lamberts
(Ecolo,
Belgique, porte-parole sortant et nouveau député
européen) et
Monica Frassoni (ex co-présidente du groupe
Verts/ALE) étaient
les seuls candidats en lice pour les poste de porte-parole masculin et
féminin et ont très largement
été élus. La suédoise
Lena Lindstrom, trésorière des Verts
suédois et .de la
fondation suédoise Green Forum a été
élue trésorière du
PVE de peu face au britannique Steve Emmott.
Stéphane
Sitbon-Gomez a été le premier des 5
membres du Comité sans
attribution spécifique à être
élu, et ceci a résulté de la
volonté largement partagée de voir les Verts
français
représentés suite au succès
d'Europe-Ecologie, ainsi que de
l'intense travail en amont de l'ensemble de la
délégation afin
de trouver un accord avec de nombreux autres partis. Le jeune russe
Alexei Kozlov, qui était accompagné et
bénéficiait du
soutien d'Alexandre Nikitine (le célèbre
prisonnier politique
des années 1990 accusé d'avoir
divulgué des secrets sur la
contamination radio-active de la flotte russe), a ensuite
été
élu, comme signe de la volonté du PVE de
représenter et de
promouvoir les Verts des pays de l'Est, particulièrement
dans un
pays non-membre de l'Union européenne où la
sécurité des
farouches opposants au régime de Poutine, comme le sont les
Verts
russes, est rien moins qu'assurée. La jeune allemande
Annalena
Bärbock a été facilement
élue, tant il paraissait
impensable que les Verts allemands soient absents du Comité,
du fait
de leurs poids historique et de leurs succès
récents. Puis le
britannique Steve Emmott, qui venait
d'échouer au poste de
trésorier et se représentait comme membre du
Comité sans
attribution spécifique a été
à son tour élu. Enfin, la
dynamique Autrichienne Monika Vana, animatrice du
groupe de
travail sur les genres et dans l'organisation du réseau des
élus
locaux a complété le Comité,
devançant largement
l'ex-secrétaire général du PVE, le
Maltais Arnold Cassola et les
autres candidat-e-s restant-e-s. Pour la première fois, le
Comité
comporte plus de femmes (5) que d'hommes.
TÂCHES
PRIORITAIRES DU NOUVEAU COMITÉ :
Tous l'ont dit et redit, tant cela
est une évidence, le souci
premier du nouveau Comité doit être de travailler
au renforcement
des Verts des pays de l'Est et du Sud, tout en s'efforçant
d'aider à la progression des partis Verts mieux
implantés. Car,
comme l'avaient indiqué à l'ouverture du Conseil
Philippe
Lamberts ou Cécile Duflot, les Verts doivent et
peuvent être
au c¦ur des politiques progressistes du 21ème
siècle. Ce qui
passe notamment par un gros travail de réflexion sur
l'avenir et
l'organisation du PVE
Dans cette optique, le nouveau
Comité s'est réuni dès le
dimanche après-midi pour entamer son travail. Il pourra
s'appuyer
sur un assez volumineux rapport du Comité sortant,
présenté à
Malmö mais non soumis au vote, concernant le futur du PVE et
proposant des pistes pour l'amélioration de son
fonctionnement, en
relation avec le groupe des Verts au Parlement européen, la
nouvelle
fondation européenne des Verts (Green European Foundation),
la
Fédération des jeunes Verts européens
(FYEG), le réseau des
Verts âgés (European Network of Green Seniors), et
le réseau des
supporters individuels. Le nouveau Comité pourra aussi
s'appuyer
aussi sur un document d'évaluation de la campagne commune
(aspects
positifs et négatifs) présenté
à Malmö par Juan Behrend. Il
bénéficiera aussi de la réflexion d'un
groupe de travail
ad-hoc, dont la constitution a fait l'objet d'une des principales
résolutions votées au Conseil de Malmö.
Ce groupe doit être
constitué par un représentant de chacun des
partis membres (que
ceux-ci doivent désigner d'ici novembre 2009), de
représentants
des entités ci-dessus et des partis observateurs qui le
souhaitent.
Travaillant sous l'autorité du Comité, ce groupe
est chargé de
faire des propositions d'ici la fin 2010 au plus tard.
LE TRAVAIL POLITIQUE
ORDINAIRE DU CONSEIL :
Comme d'habitude,
le Conseil a débuté le vendredi par des
rencontres des nombreux groupes de travail
thématiques («
fringe meetings ») : Dialogue Est-Ouest ,
élus locaux,
chargés de campagnes et de communication, groupe de travail
sur les
Genres, changement climatique, groupe de réflexion sur la
Fondation
européenne Verte, Fédération des
jeunes Verts européens,
réseau des Verts de la Méditerranée,
réseau des Verts de la
Baltique, réseau des Verts âgés, groupe
de travail sur les
sympathisants individuels (« Individual supporters
»), réseau
LGBT, réunion des trésoriers.
Cécile Duflot a
représenté les Verts français
à la rencontre
désormais traditionnelle des « leaders Verts
» dont le sujet
était la situation suite aux européennes et la
manière dont le PVE
peut aider les partis membres et réciproquement.
Comme à
l'accoutumée Catherine Grèze a animé
la réunion
sur les Verts mondiaux, avec les deux autres représentants
des Verts
européens à la coordination des Verts mondiaux,
Johan Hamels et
Juan Behrend. Trois thèmes furent
particulièrement abordés : le
premier source d'espoir avec l'adhésion au Parti Vert
Brésilien de la très populaire ex-ministre de
l'environnement
Marina Silva, qui obtient plus de 20 % dans les sondages pour la
présidentielle où elle devrait
représenter les Verts en 2010. Un
motif de préoccupation avec le fonctionnement des Verts
d'Afrique
dont deux des trois représentants à la
Coordination des Verts
mondiaux ont été en avril 2009 soutenir en
Tunisie le parti
Vert fantoche créé par la dictature de Ben Ali,
au détriment du
véritable parti Vert, soutenu par le parti Vert
européen et que la
dictature refuse de légaliser. Autre motif
d'inquiétude avec le
cas des Verts mexicains qui font campagne pour la
réintroduction de
la peine de mort au Mexique, et qui se sont par là
même placés
en dehors de la famille mondiale des Verts aux yeux du PVE (Juan
Behrend a remercié publiquement lors du rapport de ce groupe
en
plénière Constantin Fedorovsky pour avoir
introduit dans la Charte
des Verts mondiaux en 2001 l'article 6,10 stipulant que les Verts
mondiaux « exigent que la peine de mort soit abolie partout
dans le
monde », article qui place formellement les Verts mexicains
en
contravention avec la Charte). La Fédération des
Verts des
Amériques, dont sont membres les Verts mexicains, se
réunira fin
octobre à Santiago du Chili. Quelle attitude adoptera-t-elle
envers
les Verts mexicains ? D'une façon
générale, les doutes quant à
la fiabilité politique de quelques membres du
Comité de
coordination des Verts mondiaux (où siègent un
Mexicain et les
deux Africains cités ci-dessus) incite pour l'heure les
Verts
européens à la retenue quant à la
constitution d'un
secrétariat des Verts mondiaux. Une réunion des
Verts mondiaux
abordera ces thèmes en marge de la Conférence des
Nations-Unis sur
le Changement climatique à Copenhague en décembre.
Le Conseil du PVE a
procédé comme de coutume à l'adoption,
avec amendements ou non, d'une vingtaine de
résolutions sur des thèmes divers, au
premier rang desquelles
celle sur la constitution d'un groupe de travail sur le futur du
PVE. Les Verts français ont présenté
deux résolutions, l'une
sur le trafic de déchets, l'autre sur la pandémie
HINI, qui ont
adoptées. Les autres résolutions
adoptées portent sur une
politique de l'immigration fondée sur les droits
fondamentaux ;
sur la création d'une Communauté
européenne des énergies
renouvelables ; sur la politique de pêche ; sur le
2ème round de
négociations à Chypre et la protection de
l'environnement de
l'île ; sur les assassinats de défenseurs de
droits de l'Homme
en Russie ; sur le partenariat avec les pays de l'Est de
l'Europe ; sur l'opposition à une nouvelle centrale
nucléaire en
Belarus ; sur la crise du lait ; sur la
libéralisation des
visas pour les pays des Balkans occidentaux ; sur l'accord
international sur le climat nécessaire à
Copenhague ; sur les
attaques contre l'ONG des Amis de la Terre en, Croatie ; sur la
situation en Bosnie-Herzégovine ; sur une politique commune
de
l'UE en matière de migrations et de droit d'asile ; sur les
dangers de la centrale nucléaire de Mochovce en Slovaquie ;
sur les
élections non démocratiques en Tunisie ; sur la
situation à
Madagascar ; sur la construction d'une centrale nucléaire
près
de Kaliningrad ; sur le financement par la Banque europénne
pour la
reconstruction et le développement de l'autoroute Moscou-St
Petersbourg ; sur la répression des Verts de Krasnodar en
Russie ;
sur les violations des droits de l'Homme en Roumanie.
Le Conseil a voté
l'octroi du statut d'observateurs à
deux nouveaux partis, l'un hongrois, le LMP, et l'autre bulgare
«
Zelenite ». Ces deux jeunes partis offrent beaucoup de points
communs et sont porteurs d'espérance : ils sont tous deux
très
jeunes (le LMP (« une autre politique est possible
» n'a qu'un
an et demi, Zelenite (« Les Verts » n'a
été légalisé que
début 2009) ; ils sont tous deux essentiellement
composés de
jeunes venant des associations écologistes et de la
société
civile ; nonobstant leur jeunesse ils ont tout de suite rempli les
conditions de récolte de signatures et d'argent
nécessaires
pour participer aux élections
européennes (le LMP a obtenu
2,6 %, ce qui est encourageant, Zelenite 0,72 % ce qui est honorable
vu le manque de moyens et l'inexpérience (dans la
foulée
Zelenite a même participé en juillet aux
législatives, avec
encore un score modeste, en-dessous de 1 % ) ; le LMP comme Zelenite
ont réussi à participer à ces
élections, alors que les parti
hongrois et bulgare de longue date membres du PVE n'ont pu ni l'un
ni l'autre y participer et n'ont jamais obtenu de résultats
significatifs ; dans ce contexte le LMP et Zelenite apportent du sang
frais et l'avis du PVE, suite à plusieurs missions
d'information
en, Hongrie et en Bulgarie était favorable à
l'octroi du statut
d'observateur, qui leur a donc été
aisément accordé.
Le Conseil a adopté le
rapport financier 2009 et le budget pour
2010. Les Verts français ayant obtenu un nombre
accru de
députés européens, et en fonction des
nouveaux critères
déterminant le montant des cotisations des partis membres
(critères
que venait d'adopter la réunion des trésoriers du
vendredi), la
cotisation des Verts français s
'élèvera en 2010 à 39600
Euros (contre 21500 en 2009). Tout comme les Verts allemands,
dont la cotisation passe brusquement de 26500 à 50600 Euros,
les
Verts français ont demandé un
échelonnement du paiement de ce
montant.
Le Conseil a adopté le
plan d'action pour 2010 ;
Enfin, et ce n'est pas le moins
important, ce Conseil a comme
toujours été l'occasion d'un très
grand brassage, de
retrouvailles et de rencontres nouvelles, de nombreux
échanges
politiques et interpersonnels entre
délégués d'une trentaine
de pays représentant toute la diversité
culturelle et politique de
l'Europe. Ces échanges renforcent à chaque fois
le niveau
d'information et de compréhension communes, forgent
progressivement
une identité commune et permettent dans une grande
convivialité de
travailler toujours mieux ensemble.
Alexis
Braud
Délégué
à l'international, à l'Outremer et à
l'Europe
et Constantin
Fedorovsky
Assistant aux
relations internationales
--
*****************************************
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