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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Imposition des familles sans avantager les plus riches

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mardi 08 septembre 2009 - Par verts.ch |

La réforme de l’imposition des familles proposée par le Conseil fédéral n’avantagerait que les mieux nantis et laisserait les plus démunis sur le carreau. Elle entraînerait des coupes dans des domaines importants pour les plus pauvres et pour le développement des infrastructures. Le groupe des Verts s’y oppose donc avec vigueur. Le soutien aux familles passe par une meilleure répartition de l’effort financier entre les plus riches et les plus démunis, par exemple par le biais d’allocations familiales.
Depuis des années, on discute d’allégements fiscaux. Sans y être opposés sur le principe, les Verts optent pour la prudence : dans le contexte de crise que nous traversons actuellement, toute baisse d’impôts entraîne des mesures d’économies et des diminution de prestations. Et les personnes les plus démunies sont celles qui en font le plus les frais.
La révision de l’imposition des familles est censée alléger la charge fiscale des familles avec enfants et celle de la classe moyenne. La réalité est pourtant toute autre. En fait, les classes de revenus les plus élevées en tireraient avantage tandis que la grande majorité des familles n’en verrait pas la couleur – mais serait d’une façon ou d’une autre appelée à combler une bonne partie du trou de quelque 600 millions de francs consécutif à cette réforme.
Des déductions fiscales qui se
trompent de destinataires
Trois quarts des enfants vivent dans des familles dont le revenu est
inférieur à 100'000 francs par an. De fait,
celles-ci bénéficieraient
de seulement 15% des déductions fiscales
proposées par le Conseil
fédéral. En revanche, seuls 10% des enfants
vivent dans des familles
dont le revenu est supérieur à 150'000 francs
– lesquelles
bénéficieraient de 43% de
l’allégement.
Des pertes fiscales qui ne doivent pas entamer
les prestations
En présentant son plan financier pour les années
2011 à 2013, le
Conseil fédéral a prévu des
déficits structurels avoisinant les quatre
milliards par an – déficits en grande partie dus
aux allégements
fiscaux programmés. Or les baisses
d’impôt sur le revenu ne constituent
pas un instrument efficace de soutien à la conjoncture.
Elles coûtent
cher à la collectivité et lui rapportent peu,
surtout lorsqu’elles
favorisent sélectivement les contribuables aisés.
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