(le
temps) Depuis la suppression de la Zone de Confiance, les soldats
français se tournent les pouces. Pour ne pas rester
inactifs, ils font
la cour aux populations afin de ne pas partir de la Côte
d’Ivoire. Sur
l’une des guérites du 43e Bima, il est
mentionné : “La Licorne plus
proche de vous”. Sur le panneau, on voit un soldat de la
Licorne
échanger avec un vieillard. Des jeunes enfants sont
également de la
partie. Une manière, dit-on, de chercher l’estime
des populations qui
les défendront en temps opportun.
Selon
des habitants de la commune de Port-Bouët, des soldats
français les
approchent pour leur parler de la nécessité du
maintien de la Licorne.
“Ils nous font entendre que leur départ de la
Côte d’Ivoire pourra
entraîner un désordre. Ils demandent notre
soutien”, fait remarquer
Jean Pierre Kouamé, étudiant. Et
d’ajouter : “Ils distribuent des
biscuits aux enfants. Ils promettent d’organiser des
journées de
vaccination”. Mme Salimata Koné,
commerçante est très amère. Elle ne
comprend pas l’attitude de la soldatesque de
l’Hexagone : “Ils sont,
dit-on, chez nous pour nous empêcher de nous empoigner. Nous
avons
décidé d’enterrer la hache de guerre.
Donc, ils n’ont plus de raison
d’être ici”. Pourquoi
l’armée française
s’entête-t-elle à vouloir
rester ici. Alors qu’une éventuelle reprise des
hostilités n’existe
plus ? Les deux ex-belligérants, à
travers l’Accord politique de
Ouagadougou, ont décidé de s’inscrire
dans le processus de sortie de
crise. Mettant ainsi fin aux souffrances des populations. Chaque fois,
sur les antennes des médias occidentaux et ivoiriens, les
responsables
de l’armée françaises soutiennent que
leur mission est d’empêcher la
reprise des combats. Maintenant tous les fronts sont calmes. Les Forces
de Résistances du Grand-Ouest ont
déposé les armes. Le 30 juillet
prochain, le Président Laurent Gbagbo et son Premier
ministre,
Guillaume Soro vont brûler à Bouaké les
armes des ex-rebelles. La
présence des soldats de la Licorne sur les bords de la
lagune Ebrié a
créé plus de problèmes que de
solutions. A preuve, en novembre 2004,
ils ont tué plus d’une soixantaine de jeunes
Ivoiriens aux mains nues
qui manifestaient aux abords de l’Hôtel Ivoire. A
l’intérieur du pays,
les informations font également état de ce que,
la Licorne mène une
campagne auprès des populations afin de rester en
Côte d’Ivoire. Avec
des apports connus. Les hommes du Général Antoine
Lecerf essayent de
mener des actions dites sociales. Derrière ces actions, se
cache une
volonté de jouer sur la psychologie des populations.
Malheureusement,
ils ne sont pas suivis par leurs hôtes. “Nous
sommes fatigués de leur
présence. Ils sont plus venus pour nous tuer que nous aider.
Ça sera un
soulagement pour nous s’ils partent”, font
remarquer quelques habitants
de Yamoussoukro. Les responsables de la Licorne interrogés
hier, ont du
mal à expliquer le slogan placardé sur
l’une des guérites du camp
militaire français d’Abidjan Port-Bouët.
Par ailleurs, ils soutiennent
que l’armée est prête à
quitter la Côte d’Ivoire si les
autorités
ivoiriennes le souhaitent. “Nous sommes là pour la
paix. Si notre
présence est un problème qu’on nous le
dise ouvertement”,
expliquent-ils. Et de poursuivre : “Nous
n’avons aucune intention de
faire quoi que ce soit”.
Source
:
IvoireDiaspo