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un attentat manqué - Koné Zakaria
échappe à la mort: Bouaké s`interroge
sur la fusillade de mardi nuit
vendredi
13 juillet 2007 - Par Le Temps
Un peu plus de deux semaines
après
l`attentat manqué contre le Premier ministre Guillaume Soro,
un de ses
chefs militaires, Koné Zakaria, vient d`échapper,
lui aussi, à un
assassinat. Qui en veut au chef militaire Koné Zakaria des
Forces
Armées des Forces nouvelles (FAFN) ? Aucune de nos sources
n`ose, de
façon affirmative, donner une réponse
à cette interrogation qui s`est
emparée de la ville de Bouaké, future ex-fief de
l`ex-rébellion. Et
pourtant, le commandant des zones de Vavoua et
Séguéla a frôlé la mort,
il y a quatre jours. Dans la nuit de mardi 10 au mercredi 11 juillet
dernier, des individus non encore identifiés ont
mené des raids sur la
résidence privée de Zakaria à
Bouaké, sise au quartier "Cité de l`air",
derrière le Lycée 2. Il était environ
deux heures du matin, lorsque des
tirs à l`arme lourde et des rafales de mitraillettes,
Kalachnikovs, ont
réveillé les populations de la capitale du "V"
Baoulé. Pris entre les
feux nourris des envahisseurs, Koné Zakaria qui dormait du
sommeil du
juste n`a eu la vie sauve que grâce à un autre
chef militaire : Shérif
Ousmane. Réveillé lui aussi par les coups
assourdissants des canons,
Shérif Ousmane et ses éléments de la
Compagnie " Guépard", ont volé au
secours de Koné Zakaria qui avait du mal à se
défaire de l`étau de ses
ennemis. Si le Com-zone de Vavoua et Séguela s`en est sorti
sain et
sauf, sa résidence, elle, est littéralement
détruite. Elle s`est
effondrée sous les assauts
répétés des assaillants, laissant
penser à
un passage de bulldozer.
Bouaké s`interroge
Actuellement, Bouaké et ses populations
s`interrogent sur cet autre
attentat -le deuxième du genre dans le quartier
général des
ex-rebelles-, contre la vie d`un autre chef de
l`ex-rébellion. Le 29
juin passé, c`est le Premier ministre de Côte
d`Ivoire, Guillaume Soro
Kigbafori, par ailleurs, leader politique des Forces nouvelles (FN) qui
échappait à un assassinat. Son avion, un Fokker
100 appartenant à
l`Etat ivoirien, a été bombardé. Il a
essuyé des tirs d`armes lourdes,
notamment des roquettes de RPG7 -deux explosions suivies par quelques
tirs de rafales-, qui ont touché l`avion, aux environs de
10h 30mn.
Alors qu`il atterrissait sur le tarmac de l`aéroport de
Bouaké, dans le
centre du pays. Certains des agresseurs qui s`étaient
encagoulés et
embusqués dans la brousse à proximité
de l`aéroport de Bouaké, au
moment de leur forfait, courent toujours dans la nature. Depuis la nuit
du mardi au mercredi dernier, cette nouvelle fusillade vient justifier
une hypothèse émise par les observateurs de la
crise ivoirienne. Celle
qui amène à croire que depuis l`attentat
manqué contre le Premier
ministre, l`atmosphère dans les zones Centre-Nord-Ouest
(CNO) s`est
considérablement alourdie. Situation consécutive
à l`ambiance qui
régnait entre les autorités militaires et
politiques des Forces
nouvelles. Les chefs de guerre du Mouvement patriotique de
Côte
d`Ivoire (MPCI) sont sur le qui-vive et n`ont cessé de se
regarder en
chiens de faïence. Ce, depuis que Guillaume Soro a
répondu
favorablement à la main tendue du Président de la
République, Laurent
Gbagbo, qui a fait de lui, le Premier ministre ivoirien. Selon une
certaine presse, la raison de cette fébrilité
viendrait du fait que
Guillaume Soro ne consulte plus certains chefs de guerre, depuis son
avènement à la Primature. Et pourtant, Soro a
blanchi ses militaires.
Ceci expliquerait-il cela ? A y voir de près, rien ne
saurait justifier
ce regain de violence ayant eu pour cible Koné Zakaria.
Etant donné que
le Secrétaire général des FN,
lui-même, avait réfuté toutes les
accusations portées contre ses chefs de guerre et
balayé du revers de
la main, tous les soupçons qui pesaient sur certains d`entre
eux. Nos
informateurs sont formels sur l`intention des agresseurs, au vu des
impacts de balles et obus sur les murs écroulés
de la villa : éliminer
physiquement Koné Zakaria. Le temps, l`autre nom de Dieu,
situera les
Ivoiriens sur les commanditaires et les motifs de cet attentat
manqué à
Bouaké. Dans son édition de lundi 9 juillet,
votre journal préféré
barrait sa "Une" : Bouaké : c`est pas fini. En effet, avec
la
résurgence des attaques à l`arme lourde qui
n`épargnent plus les
résidences privées, l`on est en droit de se
demander si l`ex-rébellion
ne cache rien aux Ivoiriens. Un doigt accusateur est immanquablement
pointé sur Licorne. Mais les responsables politiques des
Forces
nouvelles s`échinent à cacher cette
réalité. Peut-on cacher le soleil
avec la main ? On nous apprend de source crédible qu`une
réunion
d`urgence s`est tenue à huis clos entre les responsables de
Licorne et
l`état-major des Forces nouvelles quelques heures
après la fusillade de
la résidence de Koné Zakaria. De quoi les deux
entités militaires
ont-elles parlé ? Le Temps suit pour vous cette affaire qui
sent la
poudre.
FKD
koukoudf@yahoo.fr

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