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Edmond Edouard N'GOUAN
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Le
parti Ecologique Ivoirien

Photo : Frat-Mat
Le Chef de l’État a fait le point de
l’actualité sur le plateau d’une
télévision sud-africaine.
|
Gbagbo
à propos de l’attentat de Bouaké :
“SORO ET
MOI PENSONS AUX MÊMES PERSONNES”
Dernière mise
à jour
: 20 Aug 2007 - 00:00 GMT
 |
Le Chef de
l’État, Laurent Gbagbo,
était, samedi sur la Première,
l’invité de Marie-Laure Digbeu,
l’Ivoirienne qui travaille sur la
chaîne de télévision sud-africaine,
SABC News international.
C’est un Président de la
République, visiblement optimiste, quant à la
sortie de crise, qui était samedi dernier sur la
Première chaîne de la
télévision ivoirienne. Il était
interviewé par Marie-Laure Digbeu,
journaliste. Avec elle, le Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo,
n’a pas
caché sa joie de voir la Côte d’Ivoire
sortir de la crise. Et la
célébration, cette année, des 47 ans
de son accession à la souveraineté
nationale, célébrés dans la ferveur
des cœurs réconciliés, même
s’il
est un rituel dans chaque pays, qui rappelle, chaque année,
aux membres
de ce pays qu’ils appartiennent à une
même nation, revêt, selon lui,
une signification particulière : « (elle)
coïncide avec la sortie de
crise». Aussi a-t-il été
décidé, en Conseil des ministres, de
construire un monument à la paix, pour
matérialiser la cérémonie de La
flamme de la paix, qui a eu lieu le 30 juillet à
Bouaké.
Pour le Premier citoyen du pays, la guerre est vraiment
terminée avec
le Bûcher ou Flamme de la paix «On entre dans la
guerre de façon
brutale, et on en sort de façon progressive. Je peux vous
dire que la
guerre est derrière nous»
Son souhait? Que la situation revienne à la normale:
«Je suis heureux
de constater, aujourd’hui, que toutes les écoles
s’ouvrent, en même
temps, sur l’ensemble du territoire national;
qu’elles vont suivre les
mêmes programmes, avec des instruments de même
niveau; que les préfets
sont installés partout, que tous les hôpitaux vont
rouvrir ; que les
sous-préfets vont être installés...
Nous normalisons la situation,
c’est cela qui est important. On ne sort pas d’une
guerre comme d’un
dîner de gala ! La guerre est une mauvaise chose. Il est plus
facile de
mettre en cause la paix, mais il est très difficile de la
reconstruire.
Je demande à tous les Ivoiriens d’avoir confiance.
La guerre est
derrière nous ; la guerre est derrière nous. Nous
reconstruisons
l’avenir…»
Même si des urgences demeurent : identification, listes
électorales,
question des militaires dans la résolution de la crise,
etc., pour
lesquelles l’on pense que le processus ne va pas vite, le
Président de
la République assène : « Tout cela va
se faire. Nous, nous avançons
bien ! En quatre ou cinq mois de gouvernement Soro, nous avons fait
plus de progrès qu’en quatre ans de gouvernement
Seydou Diarra et
Charles Konan Banny». On avance. On sort de la guerre de
façon
difficile… ». Question de patience donc. Qui
n’a rien à voir avec un «
deal » entre lui et le Premier ministre Soro Guillaume:
« Deal, comme
combine ? Nous disons non ! ». Pour lui, le « deal
» qu’il y a entre
lui et le Chef du gouvernement, «c’est
l’Accord de Ouagadougou ». Un
accord commun dont le but est de «sortir la Côte
d’Ivoire de la crise.
Nous travaillons pour l’appliquer le plus correctement
possible».
Aussi s’inscrira-t-il en faux contre ceux qui pensent que cet
Accord
exclut les présidents Bédié du PDCI et
Alassane Ouattara du RDR:
«On a créé le CPC (Cadre permanent de
concertation) pour eux, et ils
ont le rang de président d’Institution. Ils sont
payés comme tel… C’est
moi qui les ai inclus dans le processus
électoral… Les gens oublient
vite. Avant que je ne sois Président, Alassane Ouattara
était interdit
d’élection par le Président
Bédié. Après la réunion de
Pretoria, j’ai
pris la décision que tous ceux qui étaient
à Marcoussis, y compris
Alassane Ouattara, deviennent candidats…s’ils le
veulent. Moi, je
souhaite qu’il y ait beaucoup de candidats…
»
Il a été aussi abordé le sujet
inévitable de l’attentat manqué en juin
dernier contre le Premier ministre, Soro Guillaume. Confiance rompue
entre le Chef de l’Etat et le Premier ministre ? Que non.
L’interviewé,
à la journaliste, dira: « Je ne comprends pas
cette question. Quelqu’un
vous a dit que la confiance était rompue entre lui et moi ?
».
Il (le Premier ministre) a dit qu’il connaissait ceux qui
avaient fait
cet attentat, réplique de la journaliste : « Moi
aussi j’ai dit ça ;
que je sais ceux qui sont derrière cet attentat. Lui et moi,
ajoutera
SEM Gbagbo, pensons aux mêmes personnes. ». Mais
pour le Chef de
l’Exécutif, il faut laisser la justice faire son
travail : « Mais lui
et moi, nous ne sommes pas la justice. Donc il faut que la justice
fasse son travail ; et que la commission d’enquête
que nous avons
demandée nous aide… J’ai commis des
juges, des magistrats, ils font
leur travail. J’ai écrit au Secrétaire
général de l’ONU pour qu’il
nous
envoie une équipe pour faire une enquête
complémentaire. Cela n’affecte
pas notre souveraineté. L’ONU est notre maison
commune, c’est une
organisation inter-étatique… ». Les
enquêtes aboutiront à un procès, a
rassuré le Président de la République.
Il en profitera pour dévoiler
l’objectif de l’attentat : « En cherchant
à assassiner le Premier
ministre, on cherchait en même temps à
arrêter le processus de sortie
de crise». Qui représente, pour lui, tout un
symbole : « Quand nous
avons signé l’Accord de Pretoria, j’ai
dit à Thabo Mbeki : on n’a pas
besoin d’aller à Paris. Ici, en Afrique, nous
sommes capables de régler
nos problèmes… Le texte qui a
été écrit à Marcoussis,
n’aurait jamais
été écrit dans aucune autre capitale
africaine, parce qu’il va à
l’encontre de tout ce que pensent tous les Chefs
d’Etat africains. ».
De certains, le Président de la République
ajoutera : « Les autres
Présidents africains ont peur de leur propre
responsabilité. J’ai
l’impression que beaucoup d’entre eux ont besoin
d’avoir toujours un
tuteur ». Lui, il ne s’inscrit guère
dans cette philosophie, a-t-il
assené
Les relations entre la France et l’Afrique,
singulièrement la Côte
d’Ivoire, ont été aussi au menu de
cette interview. De son homologue
français, Sarkozy, le Président ivoirien dira,
entre autres : « C’est
le premier Chef d’Etat français à
n’avoir pas connu la deuxième guerre
mondiale. A cause de son âge, il n’a pas
participé aux aventures
coloniales, ni à la mise en place des systèmes
néo-coloniaux. Ce sont
des acquis à partir desquels on peut discuter ».
Pour le reste, cela
dépendra de la manière dont les deux
Présidents vont aborder leur
discussion. Dans le respect de deux Etats souverains.
Michel Koffi
Source
: fratmat.info

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