Organisation
Campagne
Archives
Actions
Soutien
Adhérer au P.
E. I
Avec
le Parti Ecologique Ivoirien
C’est le développement durable
C’est non, aux OGM
C’est non, aux nucléaires
Non, à la pollution et aux nuisances
C’est la santé
C’est l’économie
d’énergie
C’est la protection de l’environnement
C’est la vie, la paix la cohésion
Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
E. I
Contactez nous pour vos annonces publicitaires sur notre site.
La priorité est réservée à
nos DONATEURS
Liens articles Pertinents
Le Parti Ecologique Ivoirien
Moralisation de la
vie publique : une
secrétaire de Gbagbo arrêtée
| |
|
jeudi
5 février 2009 - Par Fraternité
Matin |
Poursuivie pour escroquerie
au préjudice
d’une société de
téléphonie mobile, Mme Bléhon,
épouse Gomé, a été
déférée, hier, devant le parquet du
tribunal de première instance
d’Abidjan
Mme Bléhon épouse Gomé
Gnohité, en service au secrétariat particulier
du Chef de l’état, a été
déférée, hier, devant le parquet
d’Abidjan.
Mme Bléhon Emilienne épse Gomé
Gnohité, secrétaire du Président de la
République, a été
arrêtée mardi matin à son service par
la section
recherche de la gendarmerie nationale. Poursuivie pour les faits
d’escroquerie portant sur la somme exacte de 65.542.610 f, la
mise en
cause a été
déférée hier devant le parquet
d’Abidjan en compagnie d’une
autre femme répondant au nom de Mme Umvviga épse
Méité W. Elise. Nous
avons cherché à en savoir davantage sur cette
affaire qui a donné lieu
à un communiqué de la présidence de la
République (voir encadré). Il
ressort des sources proches de la justice que, conformément
audit
communiqué de la Présidence, Mme
Gnohité, usant de sa fonction, aurait
utilisé le nom du Président Laurent Gbagbo pour
se faire remettre par
la société de téléphonie
mobile Mtn, cette somme d’argent. De fait, Mme
Gnohité, selon nos sources, se disant mandatée
par le Président de la
République, aurait approché en
décembre dernier (par des moyens qui ne
nous ont pas été expliqués), le
directeur général de Mtn, M. Rwi Yegura
Mporé. Elle lui aurait demandé une contribution
financière qui ne soit
pas au-dessous de 65 millions de francs, en vue de permettre au Chef de
l’Etat de faire des dons en espèces aux
intoxiqués du village
d’Ahounienfoutou dans la sous-préfecture de
N’Guessankro dans le
département de Bongouanou. Ce village, comme on
s’en souvient, a connu
en novembre 2008 un drame sans précédent, une
intoxication alimentaire
qui a causé la mort de 17 personnes et fait plusieurs
hospitalisés. Le
Président Laurent Gbagbo s’y était
déplacé en personne pour apporter un
réconfort moral et financier aux parents de toutes les
victimes du
drame. Le DG de Mtn, ayant vu cette «sollicitation»
personnelle du
Président de la République comme une marque de
considération pour
lui-même et sa structure commerciale, se serait
empressé de remettre la
somme de 65.542.610 f à l’
«envoyée». Dont la qualité de
secrétaire du
Chef de l’Etat, ne permettait le moindre doute sur sa
«mission». Il
aura fallu attendre deux mois plus tard pour découvrir le
pot aux
roses. MPoré, le donateur, ne voyant aucune
réaction de reconnaissance
de son action du côté de la Présidence
de la République, aurait remué
ciel et terre pour se faire recevoir par le Président
Laurent Gbagbo.
Lequel, informé des raisons de l’audience
sollicitée par le DG de Mtn,
va tomber des nues. Très angoissée, Mme
Gnohité à qui nous avons tenté
hier après-midi d’arracher sa version des faits,
nous a, depuis sa
cellule de détention, simplement dit : «Je fais
confiance à la justice.
La procédure suit son cours et je ne peux pas vous faire de
déclaration
avant la fin de la procédure.» Son
époux, M. Gomé Gnohité Hilaire,
rencontré au même moment dans les couloirs du
palais de la justice,
abonde dans le même sens. «Mon épouse a
des problèmes, comprenez mon
désarroi. Souffrez que je ne puisse pas faire de
déclaration alors que
la procédure suit son cours.»
Notre enquête établit que la mise en cause
interrogée par le procureur
de la République ne reconnaît pas les faits
d’escroquerie dont elle est
accusée. Il nous revient aussi que les fonds constituant le
corps du
délit, auraient été
restitués depuis l’enquête
préliminaire à la
victime, le directeur général de Mtn.
L’affaire mise par le parquet en
procédure de flagrant délit passera en jugement
le mardi 10 février
prochain.
Landry Kohon
Reproduction
interdite du site