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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
En difficulté
face aux patriotes hier à Port-Bouët :
Licorne
sort l’artillerie lourde • Des véhicules
de particuliers écrasés par
des chars
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jeudi 03
mars
2011 -
Par Soir Info |

Tout commence, le mercredi 2 mars
2011, aux environs de midi. Une colonne de quatre chars de la force
Licorne, en provenance de Bassam, se dirige vers le 43ème
Bima, sa base. Arrivés au niveau de la cité
universitaire de Port-Bouët 3, les militaires
français sont bloqués. Des jeunes pro-Gbagbo leur
obstruent la voie. Certains à l’aide de pneus et
d’autres avec des véhicules. Des manifestants
prennent le volant des voitures personnelles et des
véhicules de transport en commun qui se sont
retrouvés là. Ils les mettent un peu partout pour
barrer la route dans les deux sens (Abidjan-Bassam ; Bassam-Abidjan).
« Respectez le pouvoir de Gbagbo ! Respectez le pouvoir de
Gbagbo ! », scandent-ils. Des
téméraires ne se font pas prier pour se mettre
sous des chars. « Mais, ils n’ont pas peur de
mourir ceux-là !», s’exclame un
sexagénaire qui suit la scène depuis son
véhicule. « Ça va chauffer
aujourd’hui », se convainc un gamin, torse nu.
Les minutes s’égrènent et la situation
n’évolue guère. Elle semble intenable
pour la force Licorne. Visiblement acculés, les militaires
français appellent du renfort. Le 43ème Bima est
situé à des centaines de mètres du
« théâtre des opérations
». Et c’est de ce camp que deux chars de la
gendarmerie française sortent. Ils sont appuyés,
dans les airs, par un hélicoptère. Les jeunes
patriotes ne reculent pas. Bien au contraire, ils semblent
être plus déterminés à
empêcher les éléments de la force
Licorne de progresser. Cela fait environ une heure que ça
dure. Que faut-il faire pour sortir de là ? Les militaires
français engagent les « hostilités
». A l’aide de gaz lacrymogène, ils
« bombardent » les positions « ennemies
». Objectif : pouvoir se frayer un chemin. Que faire alors
que de nombreux véhicules obstruent la voie ? La solution
qu’ils trouvent est de forcer le passage en passant sur des
voitures avec les chars. Un passage en force qui ne s’est pas
fait sans dégâts matériels. Un
véhicule de transport de marque Peugeot 504 est quasiment
broyé. Une voiture personnelle de marque Toyata et une autre
de marque Hyandaï appelée « Hiace
» sont endommagées. Heureusement que
côté humain, aucun mort ni blessés
gravement n’est enregistré. Quant aux
propriétaires des véhicules, c’est
écumés de colère qu’ils
constatent les dégâts. Leur tort ? Ils se sont
retrouvés au mauvais moment au mauvais endroit. Avec le
préjudice subi, ils se demandent, à
présent, qui va le réparer…
SYLLA A.

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