Le Parti Ecologique Ivoirien



Les partisans de Gbagbo partagés entre allégeance et résistance


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jeudi 28 avril 2011 - Par L'Inter


   Près de trois semaines après l’arrestation de Laurent Gbagbo, des jeunes patriotes, miliciens et mercenaires se réclamant de lui, continuent de faire parler la foudre à Yopougon. Au cri de « No Gbagbo no peace » (sans Gbagbo pas de paix », ils poursuivent la résistance armée dans les rues de cette commune, considérée comme un bastion de l’ancien régime. En dépit des négociations entreprises avec certains de leurs leaders, ces indécrottables défenseurs du président déchu continuent de défier l’armée régulière. De bonne source, ces miliciens sont armés et encadrés par des cadres, personnalités de l’ancien régime et des officiers des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds), qui se sont résolument engagés dans une logique de résistance. Pour l’honneur. Ces derniers jours, ces farouches résistants pro-Gbagbo auraient grossi les effectifs des combattants, qui auraient également reçu du renfort en armement. Pour ces anciens responsables du défunt régime qui tirent les ficelles, parmi lesquels des membres de la galaxie patriotique, il faut rendre à Ouattara ce que l’ex-rébellion du Nord a fait à Gbagbo, au lendemain de son accession au pouvoir : gâcher son début de mandat en maintenant allumé le foyer de tension de Yopougon. Décidés à entretenir le brasier, des chefs miliciens se montrent intraitables, là où d’autres consentent à mettre fin à la spirale de la violence. En effet, certains comme Eugène Djué, Maguy le Tocard, commandant Zulu, Scorpion ont accepté la main tendue des nouvelles autorités. On les a vus négocier à l’hôtel du Golf avec la hiérarchie militaire de l’armée régulière. Ils semblent désireux de rentrer dans les rangs en fumant le calumet de la paix avec le nouveau régime. Mais leur démarche se heurte encore à l’hostilité des jusqu’au-boutistes, décidés à jouer leur va-tout. A côté de ces partisans de la résistance sans concession, certains politiques pro-Gbagbo et non des moindres, ont opté pour l’allégeance au nouveau pouvoir. Au nombre de ceux-ci, Laurent Dona Fologo, un proche collaborateur du président déchu. Quelques jours après la chute de l’ancien chef de l’Etat, il est allé affirmer son soutien à son successeur. « Je reconnais que le président Ouattara est le président légitime de la Côte d’Ivoire. Parce qu’aujourd’hui, la réalité, c’est cela », a-t-il déclaré sur Rfi, le mardi 19 avril, après avoir soutenu, au sortir de l’audience avec le nouveau chef de l’Etat, être toujours du côté de la légalité. Outre Fologo, l’ex-directeur de campagne de Gbagbo et maire de Yopougon, Jean-Félicien Gbamnan Djdidan, a reconnu la victoire d’Alassane Ouattara et appelé les combattants de sa commune à arrêter les hostilités. « Oui, nous avons perdu les élections et ce n’est pas la fin du monde. Je demande aux jeunes de Yopougon de se mettre à la disposition des nouvelles autorités (…) Celui-même pour qui ils prétendent se battre est arrêté et a appelé à cesser la violence. Pourquoi persister dans cette voie suicidaire ? », a-t-il soutenu dans une déclaration qui a fait, mardi dernier, les choux gras de la presse proche du nouveau pouvoir. Avant lui, des membres de la galaxie patriotique s’étaient inscrits dans la même logique. Mian Augustin de la Fesci, Eugène Djué et Elie Halassou ont appelé leurs camarades à mettre fin à la belligérance et à reconnaître les nouvelles autorités. « Chers frères et sœurs de la galaxie patriotique et combattants des groupes armés, je vous demande de déposer les armes et qu’on accepte d’aller définitivement à la paix. Parce que la voie des armes est une voie sans issue, une voie suicidaire. C’est vrai que parmi vous, certains ont peur et craignent pour leur vie. Je voudrais leur dire qu’il n’y aura pas de représailles. Il ne faudrait pas qu’on ait en esprit que nous avons perdu (…) Je vous exhorte à entrer dans la nouvelle République incarnée par son Excellence Alassane Ouattara et son Premier ministre, Guillaume Soro… », a plaidé le dernier cité dans une déclaration. Sans succès apparemment, puisque les armes continuent de crépiter à Yopougon.

Assane NIADA

Source : abidjan.net

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