Le boulevard Valéry
Giscard d’Estaing (Vge) était, vendredi dernier,
noir de monde. A 19 heures déjà, les Abidjanais,
vêtus pour certains, aux couleurs nationales, arrivaient par
petits groupes pour célébrer, à
travers le concerto, l’accession à la
souveraineté de leur patrie, la Côte
d’Ivoire. A 21 heures, il était difficile de se
frayer un chemin dans cette foule compacte. Pour meubler le temps, en
attendant le démarrage effectif de la 17e édition
du concerto, des gens causaient entre eux, tandis que des groupuscules
fredonnaient des chants. D’autres, assis ou debout, les yeux
rivés sur l’impressionnant podium
dressé pour la circonstance et les écrans
géants poussaient des cris de joie à chaque spot
publicitaire présentant les artistes. D’autres
encore, las d’attendre, étaient dans les bras de
Morphée sur les trottoirs et même en pleine
chaussée. Il a fallu attendre 23h50 pour entendre les
premiers sons de ce concerto. Et c’est l’Harmonie,
l’orchestre du District, qui donne le ton. Il entonne
l’Abidjanaise, qui sera repris en chœur par
l’assistance. A minuit, place est faite aux feux
d’artifice. Le ciel du Vge scintille de mille feux
étoilés sous les cris du public. La
fête peut donc commencer. Les artistes se
succèdent. Pasteur Guy, Nestor David et Lilly Gohoulou
balisent le terrain. Quand le génie du Kpalezo
Frédéric Ehui Meiway, monte sur scène,
c’est la liesse.
Même à la place Vip, une tente dressée
sur l’un des bâtiments du collège
moderne de l’Autoroute, il était difficile de
tenir en place. Le gouverneur du District et ses invités,
notamment Bro Grégbé et Ohoochi Clotilde ont
vibré au rythme du Zoblazo.
Espoir 2000, DJ Debordo, Garba 50, Latto Crespino, l’Union
des artistes burkinabè en Côte d’Ivoire
étaient également de la partie pour communier
avec le public. Au tour de 5h, Magic System prend la relève.
Cette année, pour commémorer les noces
d’or de l’indépendance de la
Côte d’Ivoire, le concerto s’est
déroulé simultanément au Complexe
sportif d’Abobo, à l’espace Ficgayo de
Yopougon et sur le Vge à Treichville.
Marie Chantal
Obindé
Auteur de cet article: Marie Chantal Obindé