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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Entretien avec Charles
Koffi, président du Réseau des
droits des victimes de déchets toxiques -
«
Gohourou et sa bande veulent m’ôter
la vie »
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lundi 22 mars 2010 - Par Nuit
& Jour |

Après plusieurs
reports, le l’indemnisation des victimes des
déchets toxiques a été
annoncé a grande pompe par Gohourou Ziallo Claude. En
dépit de cela, le mécontentement des victimes est
de plus en plus palpable sur le terrain et Gohourou Ziallo Claude, le
désormais ex-porte-parole des victimes n’est plus
en odeur de sainteté avec la base. C’est fort de
cela que nous avons accordé un entretien à
Charles Koffi, le président du plus grand Réseau
des victimes (20 mille membres sur les 29.634 victimes) pour
éclairer notre lanterne.
Après
l’accord conclu entre le cabinet anglais Leigh Day &
Co et Claude Gohourou quelle est votre position ?
Nous ne sommes
nullement concernés par cet accord. Ce pendant nous avons
volontairement décidé de ne pas nous opposer
à son application pour ne pas laisser
transparaître à tort un problème de
personne entre Gohourou et nous. Aussi voulons-nous que les victimes
elles-mêmes se convainquent non seulement de son
incapacité notoire à gérer ce
processus mais aussi et surtout de sa mauvaise foi et sa
malhonnêteté.
Aujourd’hui
quel est l’Etat des lieux ? A l’heure où
on parle d’indemnisation ?
C’est un
véritable désastre. Depuis le 1er mars date du
démarrage de l’opération de remise de
chèque, seulement 7000 victimes sur les 29024 ont
reçu leur chèque. 7000 victimes ont pu pour
l’instant rentrer en possession de leur argent. Les victimes
viennent la veille pour espérer le jour suivant avoir leur
chèque main en vain. Une victime a même
été mordue par un chien et est
décédée. Bref, c’est un
véritable calvaire c’est une situation inhumaine.
On parle de plus en
plus des malversations de Gohourou lors de la remise des
chèques. Quelle est la position du RENADVIDEI-CI,
association majoritaire des victimes des déchets toxiques
dont vous êtes le président ?
De façon
générale, Gohourou fait la rétention
de 500 de FCFA sur le chèque de chaque victime. Cela fait un
montant de 15 millions prélevés de
façon indue, et les victimes sont
rançonnées à hauteur de 5000 de FCFA
par les collaborateurs de Gohourou pour espérer avoir
accès à l’enceinte de
l’opération. D’autres collaborateurs de
Gohourou arrivent la veille pour extorquer aux victimes les sommes
variables entre 2000 et 4000 FCFA en leur promettant une meilleure
place le lendemain et ils disparaissent. Nous sommes en train de
recueillir les preuves et nous allons aviser.
Comment envisagez-
vous la suite du processus ?
Il appartient aux
victimes elles-mêmes d’arrêter ledit
processus par des manifestations de rues pour dénoncer cet
accord qui les livre en pâture à Claude Gohourou
et ses collaborateurs de sa prétendue coalition. Pour ce qui
nous concerne nous avons donné au cabinet anglais un mandat
individuel pour nous représenter dans une
procédure devant la haute Cour de Grand Bretagne contre la
société TRAFIGURA aux fins de
réparation civile. S’étant
départir de ce mandat sans notre consentement au profit de
Claude Gohourou, Leigh Day & Co a violé le mandat et
nous allons tirer toutes les conséquences juridiques. Leigh
Day & Co est aussi responsable que Gohourou de tout ce qui
arrive aux victimes.
D’après
ce qui nous revient de façon récurrente, vous
êtes menacés de mort par les FESCI et les
partisans de Gohourou lui-même. Qu’en est-il
exactement ?
Vous savez, il
n’est pas évident de naître. Mais, une
fois que vous êtes nés, sachez que votre destin le
plus sûr c’est la mort. Ce que nous faisons en tant
que représentant des victimes est pour nous un sacerdoce. Et
si nous devons mourir ce serait la volonté de Dieu.
Entretien réalisé par Williams Arthur Prescot

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