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P.E.I
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Exclusif. Côte d'Ivoire : Ces documents qui accablent la France

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lundi 11 avril 2011 - Par africa-libre.com |

Cela passe par la manipulation de L’ONU et la communauté internationale à travers des rapports éhontés sur le dispositif militaire ivoirien, l’organisation de la rébellion et la stigmatisation des leaders jeunes déterminés à s’affranchir désormais de la colonisation.
Dans le premier document, le général de division Elrick IRASTORZA de la Force Licorne écrit au Représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu en charge de l’ONUCI pour attirer son attention sur le suivi des armes et munitions de l’armée régulière ivoirienne, en laissant transparaitre que cette armée détient des munitions à forte capacité destructrices du fait d’un manque de contrôle à l’aéroport d’Abidjan. Curieusement, il ressort plus récemment, que c’est la France est accusée de violer l'embargo sur les armes en fournissant des armes aux forces rebelles d’Alassane Ouattara.
Le second document étale la parfaite connaissance française de la rébellion conduite dirigée par Guillaume SORO ainsi que son organisation, ses sources financières et ses abus.
Dans le troisième
document, la France sans doute
déçue par l'échec d'une visite de
trois chefs d'Etat africains en Côte d'Ivoire, à
savoir Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud
et Tandja du Niger surfe dès lors sur la
possibilité d’une intervention la
communauté internationale à "imposer
une solution". Car selon elle, le temps joue en faveur
du président GBAGBO. Rappelons que ceci se passe en 2006.
Dans le quatrième
document, la France relève pour le
déplorer, la neutralité de l’Afrique du
Sud conduite par le Président THABO MBEKI.
Dans le cinquième document,
la France analyse la situation politique au Libéria pays
voisin de la Cote d’Ivoire. Elle remarque malgré
la victoire Ellen Johnson Sirleaf sa difficulté à
pouvoir réaliser ses promesses électorales,
également, La France remarque que cette dernière
a préféré s’attacher les
services américains pour sa sécurité.
Le sixième document
est le constat fait par la France sur le silence observé par
le gouvernement malien et sa presse vis-à-vis de la crise
Ivoirienne. La France trouve que cette décision a le
mérite de ne pas échauffer les esprits dans un
pays ou la stabilité politique est remarquable et
nécessaire pour lui permettre de faire face aux
défis de la pauvreté
Le septième document
est un récapitulatif du projet de sanction et la
réaction des personnalités visées
(Charles Blé Goudé et Eugène Kouadio)
En parcourant ces documents, l’on se rend compte que ce qui arrive en Côte d’Ivoire aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus minutieusement préparé par la France. Pour arriver à ses desseins, elle a toujours su anticiper sur les décisions et influencer en tant de besoins toutes les personnes, les Etats ou les organisations ayant un rôle à jouer dans la crise qu’elle a créée en Côte d’Ivoire.
Jusqu’où ira-t-elle ?. Attendons voir. Pour l’instant prions et faisons le deuil de nos enfants, nos frères, nos parents et amis tués jusque-là. Qu’ils soient de la gauche ou de la droite, du Centre, de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud, ils sont africains, instrumentalisés par la France pour protéger le petit déjeuner de sa progéniture.
"En chaque morceau de chocolat se trouvent la sueur, les larmes et le sang de l'Afrique"
Maurice TCHASSO

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