Je ne vous apprends rien
sur l’Afrique : c’est un continent de 53 Etats.
Mais cette semaine, je ne vous épargnerai pas des
‘’vilains défauts, qui affligent le
continent africain. 53 Etats, mais que
d’absurdités constitutionnelles, de
médiocrités démocratiques !Je vous
donne cette semaine, le scénario, qui fait des 53 Etats
d’Afrique, le dépôt de toutes sortes
d’expériences démocratiques,
politiques, diplomatiques, et économiques, de
l’Europe, des Etats-Unis. Que personne ne se trompe.
L’Afrique est malade. Suivez. En République
centrafricaine, le Président François
Bozizé, fraîchement réélu,
se croit à la tête d’un royaume : son
fils est ministre de la Défense, son gendre,
chargé de l’EEconomie et du Budget. Curieusement,
les ‘’Blancs’’ aiment bien ces
absurdités de gestion ‘Etat. François
Bozizé est un ami de
‘’qualité’’ de
Nicolas Sarkozy. Au Sénégal, le
président Abdoulaye Wade, âgé de plus
de 80 ans, ne veut pas quitter le pouvoir à Dakar.
Après deux mandats constitutionnels, le président
Abdoulaye Wade veut un troisième mandat
présidentiel. Il veut même saisir le Conseil
constitutionnel sénégalais. Encore
très ridicule, Abdoulaye Wade se fâche, quand
l’opposition lui répond que son geste est
anticonstitutionnel. Respectivement, au Tchad et au Burkina Faso,
Idriss Déby et Blaise Compaoré sont
élus à 90% et 89%. Vous avez dit
n’importe quoi ? Moi aussi. Blaise Compaoré et
Idriss Déby ont chacun plus de 20 ans à la
tête de leur pays. Ils ont tripatouillé la
Constitution. Et, personne ni à N’Djamena, ni
à Ouaga, n’accorde un signe à la valeur
des urnes. Mais, Blaise Compaoré et Idriss Déby
se croient dans l’assiette du bonheur. Et pourtant, ce
qu’ils font, n’est
qu’absurdités constitutionnelles et
démocratiques. Curieusement, les Blancs aiment ces chefs
d’Etat du continent, qui gèrent leur pays, dans un
système d’émotion
anti-démocratique. Mais la France, la Grande-Bretagne, les
Etats-Unis, sont au même moment prêts à
jeter Idriss Deby, Blaise Compaoré, devant
l’opinion publique de leur pays. Tôt ou tard, ils
seront décriés, comme Ben Ali et Hosni Moubarack.
En Côte d’Ivoire, ça fait vraiment rire.
Très poliment, je suis déçu des
institutions républicaines ivoiriennes. Surtout à
cause de ce qui s’est passé avant, pendant et
après l’élection
présidentielle. Une élection à double
prestation de serment et d’investiture. Je n’ai
rien compris de cette moralité constitutionnelle de
l’histoire politique et démocratique de la
Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo,
déclaré président de Novembre
à Avril, est tout à coup,
présumé suspect et déchu de son
fauteuil présidentiel au profit d’Alassane
Ouattara. Bavure constitutionnelle ? Du jamais vu. Dans quel pays
sommes-nous ? Henri Konan Bédié, qui rit sous
cape de cette bavure constitutionnelle, peut lui aussi de
façon ‘’mutuelle’’
demander son investiture, au nom de son expérience
politique, tout en proclamant Ouattara Alassane
‘’forclos’’. Henri Konan
Bédié avait 12 chantiers, malheureusement
inachevés. Ouattara Alassane à 10 chantiers.
Faut-il rire ? De cette bavure constitutionnelle en Côte
d’Ivoire, la comédie juridique vient du
président du Conseil constitutionnel qui aura investi deux
présidents, avec des résultats douteux. Youssouf
Bakayoko, président de la Commission électorale
indépendante
‘’fuit’’ de la Côte
d’Ivoire, son propre pays, après avoir mal
informé, les 5 millions d’électeurs
ivoiriens sur les vrais résultats. A mon avis, la
Côte d’Ivoire reste la championne en titre des
absurdités constitutionnelles, démocratiques et
politiques. Un pays où tout le monde a foulé aux
pieds les lois républicaines. Depuis une quinzaine
d’années, la Côte d’Ivoire
peine à se doter de véritables hommes politiques,
d’institutions républicaines solides, et
d’une société civile qui se suffit. De
nombreux Ivoiriens ne savent pas faire la différence entre
la loi, le droit et la justice. Combien d’Ivoiriens
savent-ils que l’élection
présidentielle en Côte d’Ivoire a
coûté plus de 300 milliards de F CFA ?
L’absurdité constitutionnelle que traverse la
Côte d’Ivoire depuis plusieurs années,
reflète le manque de qualité des hommes
politiques. C’est pourquoi la gestion de l’histoire
politique en Côte d’Ivoire est
émaillée d’absurdités
démocratiques, de passions inutiles, et de malaise. Il faut
le dire sans crainte, qu’organiséedans cette
indignation excessive, l’élection
présidentielle en Côte d’Ivoire,
n’a pas été un succès.
C’est clair, et qu’on ne se trompe pas :
l’Afrique est un continent à 53
Etats…Mais des Etats plein d’absurdités
constitutionnelles, politiques et de médiocrités
démocratiques.
‘’Africa 7’’, la 6e
télévision sénégalaise
lancée bientôt- ‘’Africa
7’’, c’est la sixième
chaîne de télévision privée
sénégalaise qui émettra
très bientôt. Alors qu’en Côte
d’Ivoire l’on est encore loin de la
libération de l’espace audio-visuel.
Par Ben Ismaël